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Les modèles réduits

 


LE BAC DE QUARANTAINE, LE BAC HOPITAL par Bernard

(Pour poissons d’eau douce et plus spécialement, discus, scalaires etc.)

A) - Avant-propos :
A lire les messages sur les forums de discussion on peut estimer que beaucoup d’aquariophiles ne disposent pas de ce genre de bac soit par méconnaissance, soit par habitude du fait que « je n’ai jamais eu de problème » ou que « je connais la provenance du poisson » soit le plus souvent par négligence et puis un jour lors de nouvelle(s) acquisition(s) où lorsque l’on observe que « quelque chose ne va pas » parmi les poissons du bac communautaire et la panique s’installe devant ce tableau qui d’habitude si merveilleux devient soudain cauchemardesque.

B) - Définitions :
- La quarantaine consiste à mettre temporairement pendant un laps de temps de 4 semaines à parfois 1 ou 2 mois, sinon plus, tout nouvel arrivant pour le protéger lui-même de ses futurs congénères et aussi à l’inverse d’éviter qu’il ne transmettre des germes pathogènes (infectieux) dont il serait porteur.
- Le bac hôpital permet le transfert d’un poisson présentant une maladie reconnue ou pas et le plus souvent dès que l’on observe que « quelque chose ne va pas » c’est toujours la solution la plus sage pour éviter de transmettre une contamination aux autres poissons.
- Ce ou ces bacs permettent de traiter si cela s’avère nécessaire dans un volume restreint sans se préoccuper si le traitement envisagé est compatible avec certains autres poissons, crevettes, escargots ou aux plantes etc.
Il serait convenable aussi de se préoccuper de traiter tous apports extérieurs comme les plantes ou les objets de décors :
les plantes, contre les escargots ou leurs œufs avec de l’Alun de potassium, contre les parasites le Permanganate de potassium ou autres produits du commerce aquariophile, les objets de décors racines ou autres, faire bouillir ou Permanganate de potassium ou eau de javel, c’est selon.

C) - Le bac de quarantaine, les raisons de son utilité :
Une quarantaine, une nécessité absolue

On se focalise souvent par le fait qu’un nouvel arrivant peut contaminer les autres poissons si celui-ci est introduit directement avec eux, d’où un passage obligé par une quarantaine. Un poisson doit y rester le temps nécessaire afin qu’il soit en parfaite santé avant de rencontrer ses futurs compagnons.

La situation serait trop simple de s’en tenir uniquement à cet aspect des choses sans apporter une explication en ce qui concerne les possibles contaminations dans le sens nouvel arrivant vers ceux du bac communautaire et aussi dans l’autre sens du bac communautaire vers le nouveau poisson.

L’objectif à atteindre relève de 2 situations :
- protéger la population présente de bactéries infectieuses que le nouveau poisson pourrait apporter,
- protéger le nouveau poisson des bactéries infectieuses qui pourraient se trouver dans le bac communautaire.

a) - 4 exemples pour schématiser ce qui précède :
On introduit directement un nouveau poisson dans le bac communautaire, conséquences éventuelles :
- il se porte bien mais les autres tombent malades,
- il tombe malade mais les autres se portent bien,
- tous les poissons tombent malades,
- tous les poissons sont bien portants, tant mieux mais c’est un risque dont il vaut mieux se passer.

Explications de ce qui peut se passer :
Ce nouvel arrivant est un poisson qui a un vécu dans un élevage et possède donc à cet effet une immunité acquise lors des rencontres avec les agents pathogènes de ce milieu.
Dans le bac communautaire les poissons ont pu aussi acquérir une immunité au fur et à mesure des rencontres avec d’autres agents pathogènes présents mais différents.

Lorsque ce nouveau poisson entre en contact direct (sans quarantaine) dans le milieu du bac communautaire en apportant avec lui ses agents infectieux, le mélange de ces poissons apparemment sains peut avoir de graves conséquences du fait que ces espèces mélangées ne sont peut-être pas immunisées (immunité spécifique avec anti-corps et mémoire) des souches pathogènes de l’autre espèce.
Il serait tout à fait possible que les deux espèces soient malades en même temps mais de germes infectieux différents.

b) - Un exemple parmi tant d’autres :
Un aquarium peuplé de poissons (guppys, néons, cardinalis ou autres) dont on ne change jamais l’eau ou si peu : que peut-il se passer ?
La population présente va progressivement se préserver de tous les germes infectieux qui se présenteront au fur et à mesure du temps qui passe c’est ce que l’on appelle l’immunité acquise, le système immunitaire spécifique s’est enrichi au niveau de leurs lymphocytes d’anti-corps et le jour venu ou un agent infectieux se présentera à nouveau il sera reconnu grâce à une mémoire, de ce fait l’anti-corps correspondant à ce germe lui sera opposé pour le combattre, c’est l’immunité adaptive.

Par la suite vous ajoutez un nouveau poisson provenant du commerce du coin et il meurt les jours suivants, pourtant il était parfaitement sain et n’apportait avec lui aucun germe infectieux et de bien entendu on se retourne, à tort, vers le magasin pour lui faire part de vos griefs. (Simple hypothèse plausible)
Cette situation est souvent vécue d’où l’utilité du bac de quarantaine, ce qui ne doit pas occulter les soins appropriés à son aquarium en commençant par des changements d’eau réguliers en maintenant son eau avec des paramètres conformes à la population. C’est la prophylaxie.

c) - Mise en œuvre pour assurer une bonne acclimatation tout au long de cette période de quarantaine et d’éviter ainsi les
multiples désagréments lors d’un mélange de poissons de provenances différentes :

Pendant la quarantaine on ne traite pas, à priori, un poisson qui ne présente pas de pathologie voire uniquement procéder à un traitement préventif avec « Prévention + ou autres produits du commerce aquariophile prévus à cet effet), et lui consacrer une  observation constante durant les 2 premières semaines avec des changements d’eau quotidiens de 30%,
Sur un plan strictement pathogène si ce nouveau poisson était porteur d‘une bactérie infectieuse celle-ci perdrait de son pouvoir infectieux après 2 à 3 semaines,
L’indispensable protection des poissons par un renforcement du système immunitaire ne peut se faire que progressivement.
A compter de la 3ème semaine il convient de remplacer 20% par jour de l’eau du bac de quarantaine par de l’eau en provenance du bac communautaire et vice versa les 20% du bac de quarantaine transférés dans le bac communautaire, la semaine suivante c’est de l’ordre de 30% que le transfert se fera. Et nous sommes bien à 4 semaines de quarantaine, on évite ainsi les possibles rechutes.
Le transfert quotidien des 20 ou 30% de l’eau du bac de quarantaine vers le bac communautaire, selon le principe de précaution, peut être superflu si au terme des 4 à 5 semaines on a bien respecté toutes les consignes d’hygiène liées aux matériels, épuisette, éponge, tuyau de remplissage etc. qui ne seront réservés qu’à ce bac pour éviter tout apport extérieur d’agents infectieux.

Le but essentiel de ces opérations est de transférer par une dilution progressive à petites doses, des bactéries qui seraient infectieuses et qui pourraient être présentes dans les deux contenants respectifs, de favoriser ainsi le système immunitaire (spécifique) de nos poissons par le renforcement de leurs défenses naturelles (anticorps).

Certains aquariophiles, au terme des 4 semaines introduisent un poisson du bac communautaire dans le bac de quarantaine avec le ou les nouveaux dont le but est d’observer tout ce petit monde pendant une semaine ou deux.
On peut estimer qu’après une période de 4 à 5 semaines les poissons ainsi traités ne présentent plus de danger dans un sens comme dans l’autre.

Ce bac qu’il ait servi en tant que quarantaine ou d’hôpital doit impérativement être désinfecté après son utilisation (eau de javel ou permanganate de potassium ou autres produits du commerce aquariophile).

Traitements préventifs anti-helminthes (vers), pendant cette période de quarantaine il est souhaitable de traiter préventivement tous les nouveaux poissons contre les vers des groupes némathelminthes (vers ronds intestinaux) et plathelminthes (vers branchiaux, et surtout intestinaux comme le ténia ver plat segmenté).

D) - Sa conception, son équipement :
Le volume de ce bac devra être proportionnel et doit permettre de s’adapter aux poissons que l’on a ou que l’on souhaite acquérir, pour 10 cardinalis au regard de 3 ou 4 discus adultes le volume d’eau sera différent.

Les dimensions seront de ; 40x40xh50cm= 80 litres ; 45x45xh50cm= 100 litres ; 50x50xh50cm= 125 litres, ce qui doit permettre de n’utiliser que la moitié voire les trois quarts du volume (pas plus) pour permettre le cas échéant avec un de traitement en cours de pallier à une indisposition subite du poisson traité de pouvoir diluer de suite l’eau du bac par un apport complémentaire extérieure.

Ce bac sera nu sans sol et sans décor, éventuellement une petite racine ou un pot à fleurs pour permettre au(x) poisson(s) stressé(s) de se cacher.
Prévoir un filtre « mousse », un chauffage type combiné thermostat - résistance et un diffuseur d’air. Un éclairage n’est pas indispensable ou très faible (8w), certains traitements exigent une absence de lumière, celle-ci serait préjudiciable à la pérennité du produit.

Il est bien entendu que ce bac devra être impérativement disponible à tout moment et non pas servir à autre chose pour lequel il n’était pas destiné.

E) - Préparation à l’accueil des poissons dans le bac de quarantaine :
Pour éviter, autant que cela soit possible, de stresser un peu plus le poisson concerné tant à l’arrivée que pendant la période d’acclimatation il est préférable de s’informer des conditions de maintenance antérieure et de la nourriture dont il a bénéficiées et d’en tenir compte,

a) - Le choix de l’eau :
- eau osmosée re-minéralisée  avec un sel approprié comme le sel Preis, cette eau ainsi composée est exempte de tout parasite qui pourrait infecter le nouvel arrivant qui serait stressé donc affaibli, cette eau doit être préparée au minimum 3 à 4 jours avant.
- eau du bac communautaire, cette eau sans traitement au préalable pourrait être dangereuse si le nouvel arrivant est confronté à des parasites infectieux dont il n’aurait pas acquis les défenses immunitaires correspondantes, un traitement de 48 heures sur UV ou en incorporant des produits du commerce comme Prévention +, Parasitop ou tous autres produits prévus du commerce aquariophile, à cet effet ils permettront de limiter le potentiel agressifs d’éventuels parasites infectieux.

b) – Le succès ou l’échec de ce qui précède réside :
- soit dans un choix raisonné d’un achat de poisson où l’on se réserve un temps suffisant pour assurer une bonne préparation de son accueil par une bonne maîtrise des paramètres de l’eau et pour qu’il soit préservé, autant que cela soit possible, des germes infectieux,
- soit d’un achat «coup de cœur» en prenant tous les risques inhérents à l’introduction de ce poisson dans un milieu non préparé.

c) - Mise en œuvre de cette première acclimatation à l’arrivée du poisson :
Le jour venu, transférer le poisson et l’eau du sac dans un seau, l’acclimatation de l’eau du bac vers le seau se fera très doucement gouttes à gouttes ou par un petit filet d’eau (tuyau à air) pour obtenir les mêmes paramètres, au terme de cette opération transférer le poisson  sans y mettre l’eau du seau.
Des changements d’eau journaliers qui pourront être de l’ordre de 30 à 50%. Pour ne pas être pris au dépourvu prévoir une réserve suffisante, préparée 48 heures avant les changements, aux mêmes paramètres physico-chimiques et de température.

Bernard

Article publié sur DiscusFarm, avec l’aimable autorisation d’Annie et de Bernard.

 Le savez-vous ?

Le discus possède 26-32 rayons mous au niveau de l’anale

 


 

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