L'entretien de votre aquarium
Un aquarium a besoin d’un suivi journalier pour qu’il garde un équilibre.
Celui-ci est fragile, et demande de la rigueur. Une négligence de la part de
l’aquariophile entraînera systématiquement un déséquilibre du système qui sera
répercuté sur la santé des poissons.
Regardons ici, les points importants à surveiller pour que cet équilibre
fragile reste dans des proportions acceptables, voir parfait.
La température.
La température de l’aquarium doit être la plus stable possible. Des
variations de température entraînent des conséquences sur la santé des discus.
Pour juger du bon fonctionnement du système de régulation de la température, il
faut utiliser un simple thermomètre. Une vérification journalière est
indispensable. Dans le cas où le système viendrait à défaillir, il faut savoir
intervenir rapidement et prudemment. Dans le cas où la température serait plus
faible, il faudra augmenter la température de l’eau doucement pour ne pas avoir
une trop grosse variation sur un temps très court. Dans le cas où le système
bloquerait le chauffage en position fermée, c’est à dire, qu’il chauffe l’eau
sans arrêt. Il faudra intervenir pour faire baisser cette température de 1° par
jour pour récupérer une valeur normale de 28 à 29°.
L’eau.
L’aquarium des discus demande de renouveler l’eau assez souvent. Un
changement minimum de 10% deux fois par semaine reste ici le strict minimum. Le
volume du changement est aussi en fonction du volume de l’aquarium et de sa
population. Plus l’aquarium aura une population importante, plus il devra y
avoir des changements d’eau importants. La taille du discus joue aussi un rôle
important. Des jeunes discus demanderont un effort sur les changements d’eau
pour faciliter leurs développements et éviter un problème de croissance. Malgré
le minimum imposé par le système, je vous oriente fortement à prendre une
direction de 20 à 25% deux fois par semaine. Il est préférable de multiplier les
changements sur la semaine, en gardant les mêmes proportions, que de faire un
seul changement sur la semaine. Attention, pour les aquariophiles qui pensent
effectuer un seul changement d’eau sur le mois, je les informe qu’ils vont vers
des désillusions. Le discus reste un poisson qui pollue fortement l’eau. Cette
pollution entraîne forcément une montée de nitrate pour ne parler que du plus
visible dans les premiers temps. Cette dégradation entraîne une mauvaise
croissance des discus, des problèmes de maladie à répétition, l’apparition
d’algue, etc…, soit un fort déséquilibre du bac.
Les changements d’eau devront se faire avec une eau de qualité. Nous
rencontrons souvent des aquariophiles qui effectuent leurs changements d’eau
avec une eau de conduite qui contient déjà un niveau important de nitrate.
L’utilisation d’une eau osmosée s’impose.
Avant chaque changement, il est important de la préparer. Il faudra mettre
cette eau à température égale à celle de l’aquarium. Pour les personnes qui
utilisent du sel reminéralisant, la préparation doit être faite au minimum 24
heures avant avec un léger brassage. Un simple diffuseur avec un faible débit
est suffisant.
Dans le cas d’une eau osmosée à 100% avec du sel reminéralisant, sur un
aquarium planté, il sera indispensable de combler le manque de KH par un produit
du commerce (KH+). Attention toute fois de ne pas suivre les indications sur
l’emballage. Il faudra y aller à tâtons dans les premières doses, car ici le but
n’est pas de faire augmenter le pH/KH, mais bien de compenser un manque pour les
plantes.
Le sol.
Le sol de votre aquarium sera sujet à une pollution importante par les
excréments des poissons, ainsi que les restes de nourriture, déchets végétaux,
etc.
Il faudra siphonner le fond de l’aquarium tous les jours pour éliminer tous
les dépôts présents, ce qui nous permettra de réduire la montée de nitrate.
Cette opération peux se faire par divers procéder. Le plus connu reste
l’aspirateur que l’on branche sur une pompe à air, ou la cloche à vase qui
fonctionne par simple siphon. Quelle que soit la méthode utilisée, il est
indispensable d’effectuer cette opération tous les jours.
Les plantes.
L’entretien des plantes est des plus classiques. Chaque semaine, il faudra
intervenir pour couper et éliminer les feuilles abîmées. La coupe et le
bouturage des plantes se feront en fonction de l’espèce maintenue. Pour les
aquariophiles qui utilisent un système à base de CO2, il faudra vérifier le
fonctionnement de l’appareil ainsi que son réglage.
La filtration.
Point important dans l’équilibre de l’aquarium, la filtration doit être
optimale. Un filtre doit être composé en deux parties : une première, constituée
d’une masse filtrante dite mécanique. La seconde doit être un support bactérien.
Ce support bactérien doit avoir un volume important et si possible être séparé
en deux éléments. Deux chaussettes de substrat bactérien (nouille), par exemple
feront très bien l’affaire.
L’entretien du filtre demande lui aussi de la rigueur. Un filtre encrassé
n’apporte que des problèmes dans l’équilibre de l’eau. Les masses filtrantes
mécaniques auront besoin d’être nettoyées toutes les semaines. Personnellement,
j’ai actuellement sur mon aquarium une filtration interne. L’avantage de ce
système, reste la facilité d’intervention. Son inconvénient, il prend une place
considérable dans l’aquarium. Mon filtre me permet d’intervenir tous les jours
dans son entretien. La partie mécanique est pourvue de bloc de mousse bleu. Le
premier bloc qui sert de premier barrage aux déchets, est nettoyé tous les
jours. Les autres blocs, eux sont nettoyés une fois toutes les semaines.
La section du filtre qui contient les supports bactériens doit être nettoyée
une fois tous les deux mois, en alternance. Ce nettoyage doit se faire de façon
rigoureuse pour ne pas perdre les bactéries qu’il enferme. Pour se faire, il
faudra prendre un seau rempli de l’eau de l’aquarium. Cette eau servira à «
laver » le support bactérien. Il ne faut surtout pas faire ce nettoyage sous
l’eau du robinet ou sous un jet d’eau. Les bactéries ne survivraient pas. Le
fait d’effectuer un entretien en alternance, nous permet de garder un volume de
bactérie suffisante dans le filtre pour qu’aucun déséquilibre ne se fasse.
Les pompes du filtre devront, elles aussi, subir un nettoyage régulier.
Chaque mois, il sera nécessaire de vérifier la propreté du rotor de votre pompe.
Une pompe encrassée aura une vie plus courte et le débit de rejet sera bien plus
faible.
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