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Trucs & Astuces

Photographier son aquarium par Lesfilmu
Préambule
Pour commencer, je tiens à préciser que je ne suis pas un « pro » de la photo, simplement un amateur qui a un peu travaillé la question.
Cet article est là pour partager mon humble expérience avec ceux qui ne le l’ont pas, et surtout aider les passionnés de poissons qui ont du mal à faire des photos correctes.
Si des pros, ou des amateurs plus éclairés que moi lisent cet article, qu’ils n’hésitent pas à compléter ce que j’aurais oublié ou à corriger mes erreurs !
Ensuite, sachez qu’en matière de photo (comme dans beaucoup de choses d’ailleurs…) on n’a pas trop le choix : un mauvais appareil ne fera jamais, ou très rarement, de belles photos. Il faut se donner les moyens de ses ambitions.
Ceci dit, avec les quelques « trucs et astuces » que je vais donner dans cet article, vous devriez y arriver, ou à tout le moins, améliorer vos « performances » !
J’ai construit cet article en 2 parties. La première pour vous expliquer ce qu’est un appareil photo numérique (« apn » dans la suite de l’article) et son fonctionnement, ainsi que les principales notions de photographie à avoir pour comprendre la suite. La seconde partie vous expliquera pourquoi la photo d’aquarium et de poissons est compliquée à réaliser et vous donnera des pistes pour y arriver.
Bonne lecture !
I) Principales composantes et fonctionnement d’un appareil photo
1.1) Les composantes d’un appareil
Qu’il soit numérique ou argentique, un appareil photo fonctionne exactement de la même façon : on fait rentrer de la lumière dans un boîtier pour la capturer sur une surface de réception.
Simplement, dans le cas d’un argentique, cette réception de fait sur un film, pour un apn, c’est sur un capteur électronique.
Une précision de taille : en argentique, la qualité d’une photo dépend de la qualité des 3 composantes : le film, l’objectif et le boîtier. C’EST PAREIL EN NUMERIQUE. Ne pensez pas que l’électronique permet d’améliorer une mauvaise prise de vue. Tout au plus l’électronique permet de gommer certains défauts, en aucun cas de transformer une mauvaise prise de vue en photo de concours.
Idem pour la retouche : on gomme certains défauts mais on ne peut pas améliorer la prise de vue d’origine. Donc faites le maximum pour que la prise de vue initiale soit bonne !
a) Le Capteur
Il remplace la pellicule en photo argentique. C’est à lui qu’on accorde la plus grande importance… et pourtant… c’est lui qui en a le moins !
Il y a 3 fabricants de capteurs dans le monde, tout le monde à le même.
Seul Fuji développe et fabrique son propre capteur, ce qui leur permet d’avoir un piqué un peu plus fin que les autres. Mais franchement, seul un oeil pro fait la différence.
Autre idée reçue : Le nombre de pixels n’est en aucun cas un gage de qualité de photo ou d’appareil. Il n’indique que la taille des photos. Plus il y de pixels, plus la photo est grande. C’est tout.
Un grand nombre de pixels permettra de faire des agrandissements de meilleure qualité, c’est le seul intérêt.
Ce capteur est piloté par l’électronique de l’appareil (logiciel, composants, etc.). Cette partie est « invisible » mais a beaucoup d’importance, car elle conditionne le traitement de l’image : c’est elle qui transforme la lumière capturée par le capteur en fichier. Elle a joue un rôle prépondérant dans la qualité du résultat, bien plus important que le capteur en lui-même. Mais je le redis : elle ne peut rien améliorer, seulement gommer certains défauts. C’est aussi à ce niveau qu’on va retrouver la « patte » du constructeur. Par exemple, Fuji ou Minolta traitent les couleurs plus « chaudes » que Nikon. Simple question de goût, mais parfois il faut le savoir avant de faire son choix.
b) L’objectif
LE point le plus important. C’est à travers lui que la lumière passe, plus il est bon, moins la lumière d’origine est modifiée, meilleure est la photo.
C’est d’ailleurs le point faible de tous les apn compacts : on met un petit objectif pour gagner de la place, mais un petit objectif ne laisse passer que peu de lumière. Quand on est dehors en plein soleil, ce n’est pas grave, devant un aquarium, c’est une autre histoire !
Malheureusement, rien à faire à ce niveau : L’objectif étant fixe, s’il est mauvais, c’est perdu. Pensez-y à l’achat !
Une piste à suivre (mais pas infaillible, loin s’en faut) : plus il est gros, plus la lumière le traverse librement, mieux c’est. Par ailleurs, un gros objectif est plus facile à motoriser (zoom et autofocus plus rapides).
c) Le boîtier
Là non plus vous n’avez pas trop le choix… les spécifications sont rarement détaillées !
Il faut savoir que construire des boîtiers performants, c’est un vrai métier. C’est très compliqué car c’est de la mécanique de haute précision.
Là encore, une bonne électronique ne remplace pas une mauvaise mécanique. Si le boîtier n’est pas assez rigide, si les pièces ne sont pas bien ajustées, la prise de vue sera floue, l’exposition sur la photo ne sera pas homogène (zones trop ou pas assez éclairées, zones floues, etc.)
Ma recommandation : Les boîtiers d’appareils numériques sont souvent les mêmes que les boîtiers argentiques (ou proches). Donc restez chez les fabricants réputés en argentique ! Vous prenez moins de risques côté boîtier et objectif. Et comme tout le monde a les mêmes capteurs…
1.2) Notions de photo
Pour comprendre ce qu’il faut faire pour faire de bonnes photos, il faut comprendre quels procédés interviennent dans l’élaboration d’un cliché.
Pour faire simple : faire une photo c’est capturer de la lumière sur un support.
Pour la capturer, on ouvre un volet, elle passe dans un trou et rentre dans une boite, on ferme le volet.
Il s’agit donc de savoir quelle quantité de lumière on fait rentrer (taille du trou) et pendant combien de temps (vitesse de l’obturateur).
a) L’ouverture (diaphragme)
Le diaphragme se situe au centre de l’objectif. C’est « le trou » qui laisse passer la lumière. Plus il est ouvert (gros) plus la lumière rentre.
C’est ce qu’on appelle « l’ouverture de focale » (le « f » qui est indiqué sur les objectifs).
Plus le chiffre est petit (f2.8 par exemple), plus l’ouverture est grande.
C’est aussi lui qui contrôle la « profondeur de champ », c'est-à-dire la netteté des éléments en arrière plan. Là c’est l’inverse : plus il est fermé, plus les arrières plans sont nets.
b) La vitesse (obturateur)
C’est la durée d’ouverture du volet qui laisse entrer la lumière dans le boîtier, jusqu’au capteur.
Plus la vitesse est élevée, plus le temps d’exposition est court et plus la photo est nette (notamment quand les sujets bougent).
La vitesse est indiquée dans l’objectif quand vous visez : 60 c’est 1/60 de seconde, etc.
Tout le challenge réside donc dans l’équilibre entre la vitesse et l’ouverture : trop de vitesse et il n’y a pas assez de lumière qui rentre, photo sous-exposée (sombre)… sauf si on augmente l’ouverture, ce qui laisse rentrer plus de lumière.
Comme c’est compliqué de trouver tout seul le bon rapport vitesse/ouverture, les fabricants ont prévu différents modes plus ou moins automatiques, j’y reviendrai plus tard.
c) La balance des blancs
Spécifique aux apn. Le principe est simple : le blanc sert de référence pour calculer les contrastes et le rendu des couleurs sur une prise de vue.
En photo numérique, ce calcul est clé, car il va commander le calculateur de l’appareil qui va transformer les informations de lumière qu’il reçoit (photocites) en pixels numériques. Si la balance des blancs est mal faite, un jaune franc sortira « délavé », un rouge sortira marron ou orange.
Ce calcul de balance des blancs est l’une des raisons pour lesquelles les apn sont lents à la prise de vue, car elle est faite à chaque fois. Il y a cependant eu de gros progrès sur ce point depuis quelques années, mais c’est encore lent par rapport à un argentique, qui lui n’a pas besoin de cette mesure (c’est géré au développement).
d) L’autofocus
C’est la mise au point. Cela fonctionne avec un rayon infra-rouge qui calcule la distance entre l’apn et le sujet à prendre. Ensuite un moteur intégré à l’objectif fait la mise au point pour que la photo soit nette.
Là aussi, des progrès depuis quelques années, mais les autofocus d’apn sont encore lents par rapport aux appareils argentiques. La raison est double : compacité (donc moteurs plus faibles et moins rapides) et… coûts. Toute la valeur est mise dans le capteur et l’électronique, au détriment de la mécanique (en tout cas sur les appareils d’entrée et de milieu de gamme).
A mes yeux c’est une erreur d’un point de vue photographique… coté marketing, c’est une autre histoire !
Certains appareils disposent d’un réglage de la zone d’autofocus. « moyenne » ou « multi-zone » signifie que la mise au point sera faite sur une moyenne des éléments qui composent la prise de vue. « Spot » signifie que la mise au point sera faite sur le point central du viseur
e) Le flash
Le rôle du flash est d’apporter un supplément de lumière s’il n’y en a pas assez pour la prise de vue.
Pour bien faire, il y a (au moins) 2 choses à prendre en compte : L’intensité de l’éclair (puissance et durée) et la dispersion des faisceaux lumineux (s’ils partent « tout droit » vers le sujet, il reviennent « tout droit » sur le capteur : brillance sur la peau, yeux rouges, reflets, etc.)
Le flash, c’est clairement le point faible de 90% des apn, pour plusieurs raisons :
· Un bon flash coûte plus cher que l’appareil. Quand on tire les prix, c’est l’élément où on fait le plus d’économies !
· Manque de puissance (au delà de 3-4 mètres, c’est fini)
· Comme il est intégré au boîtier, il n’est pas orientable (lumière directe, reflets)
· Dans 90% des cas il n’est pas doté d’une sonde infrarouge lui permettant d’adapter la puissance de l’éclair (c’est cher) et donc il « crame » les avants plans et « oublie » les arrières plans
Et en aquarium, c’est encore pire ! Car les poissons ne sont pas homogènes dans leur capacité à renvoyer la lumière. Exemple : les vermicules bleues des discus sont très souvent fluorescents et ressortent en blanc (surexposées), voir même avec un halo lumineux (comme une comète). De plus, le flash éclaire le poisson et met tout ce qui est en arrière plan « dans le noir », donc aucune profondeur sur la photo.
En plus, dans un aquarium, il y a des vitres… qui reflètent très bien la lumière du flash, on ne voit plus que ça sur la photo !
Mon avis : Essayez au maximum de vous en passer !
f) Le mode macro
Le principe du mode Macro est de permettre de prendre en très gros plan (de très près donc) des sujets plus ou moins statiques. C’est avec ce mode de prise de vue qu’on fait les gros plans de fleurs ou d’insectes qu’on voit dans les magazines. Il permet donc d’avoir le poisson plus gros sur la photo.
Sur les apn, le mode Macro est un peu aménagé, mais est très bien géré sur les modèles récents. On arrive maintenant des résultats très convaincants.
Certains appareils ont même 2 modes, macro et super macro. Le premier suffit pour les plans internes au bac. Le second permet dans certains cas de prendre des sujets à 1cm. C’est super pour faire une bouche d’ancistrus collé à la vitre ou un super mélanoïde ! (voir ma galerie)
La difficulté du mode macro, comme on est tout près, c’est d’arriver a prendre le poisson avant qu’il ne s’en aille du champ de visée, pas toujours simple…
Mon avis : si vous avez un mode macro, faites tous les plans serrés avec !
II) Les challenges de la photo d’aquarium.
Maintenant que vous savez à peu près comment ça marche, voyons les principales spécificités de la photo d’aquarium, pourquoi c’est compliqué… et comment faire.
2.1) Les contraintes
a) Lumière
C’est le plus gros challenge.
Elle n’est pas homogène dans tout le bac. Vous avez des zones très lumineuses (sous la galerie) et d’autres très sombres (sous des plantes). Donc en plan large, des zones surexposées (blanches) et des zones sous-exposées (sombres).
Elle est artificielle, non « solaire », donc le spectre n’est pas homogène et surtout, la source étant électrique, la lumière « bouge ». C’est peu perceptible à l’œil, mais ca crée des effets de rémanence qui, dans certains cas, pourront gâcher la photo (couleurs « délavées », effet « gélatine » dans les zones sombres, etc.)
b) Mouvement et taille de certains poissons
Se serait si simple si les poissons prenaient la pose… mais ils bougent, ces idiots ! Et certains sont tout petits ! Et souvent ce sont les petits qui bougent le plus ! (les nez rouge par exemple, je n’ai pas encore réussi à prendre une photo nette !)
Il y a aussi 2 caractéristiques expliquées au début de l’article qui compliquent encore la chose : lenteur de la mise au point de l’autofocus, latence dans le déclenchement de la photo.
c) Couleurs
Elles sont très variées, du vert (plantes) au marron (racines, cailloux) et à « tout le spectre » avec les poissons !
Elles seront donc difficiles à rendre, en particulier sur les plans larges.
De même, elles sont influencées par des éléments externes, la teinte de l’eau par exemple.
d) La vitre
A moins de plonger l’appareil dans le bac, il faut prendre à travers la vitre. Au flash, on aura le reflet de la lampe, sans flash, on peu avoir le reflet des éléments externes (une fenêtre, une télé, voir même le reflet de l’appareil lui-même ou du photographe)
Par ailleurs, il faudra avoir une vitre parfaitement propre, tout ce qui est dessus apparaît sur la photo (mousse, escargot, traces de doigts)
2.2) Les trucs pour y arriver
Pour terminer, je vais maintenant vous donner les trucs que j’utilise pour y arriver quand même malgré tout.
Cela n’est pas exhaustif, si certains ont fait des essais concluants en faisant d’autres choses, qu’ils n’hésitent pas à compléter !
Les réglages que je propose ne sont pas accessibles en mode « automatique », qui de toute façon est à banir pour les photos de poissons, mais si vous avez essayé, vous le savez déjà !
Il vous faudra passer en mode « semi-automatique » ou « manuel ». Le cas échéant, certains modes prédéfinis par le constructeur sont utilisables, mais les résultats seront moins bons.
a) Réglages de l’appareil
Définir la balance des blancs
Comme la lumière est artificielle, il faut sélectionner « incandescente ». C’est ce mode qui assurera le meilleur rendu. En fait, le « blanc de référence » est un peu jaune et permet de compenser le fait que le spectre lumineux ne soit pas réellement « lumière du jour ».
Certains appareils permettent de gérer manuellement la balance des blancs (en jouant sur l’importance de chaque couleur primaire). Je n’ai pas investigué à ce point… mais si vous savez du temps et que votre appareil le permet, allez-y !
Sélectionner la définition (nombre de pixels) :
Il faut toujours utiliser le capteur dans sa définition nominale. A 2 millions de pixels pour un 2 millions et à 5 pour un 5. La raison est simple : pas de conversion de photocites. Chaque photocite du capteur est reporté sur un pixel sur la photo. Moins de retraitement, moins de perte de qualité.
Evitez aussi l’interpolation, pour la même raison (interpoler, c’est dupliquer les photocites pour faire une photo plus grande, elle n’est pas meilleure pour autant !)
Sélectionner le mode macro
Pour tous les plans sérrés (entre 5 et 40cm) utilisez au maximum le mode macro.
Non seulement vous aurez un poisson plus gros sur la photo, mais aussi, comme la plage de distance est plus courte, la mise au point de l’autofocus est plus rapide (en tout cas sur mon appareil).
b) Augmenter la vitesse de prise de vue
C’est LE point clé. Pour y arriver, il faut jouer sur 3 éléments : la vitesse de prise de vue (ouverture de focale), la vitesse de mise au point (autofocus) et la vitesse de déclanchement (dépendant essentiellement du calcul de balance des blancs).
C’est particulièrement vrai pour les plans sérés, mais aussi pour les plans larges (pour éviter d’avoir le bac net et les poissons flous)
Ouverture de focale
Là c’est facile : il s’agit d’ouvrir le diaphragme au maximum, donc de sélectionner le « f » le plus petit. F3 sur les appareils « pas top », f2.8 sur les « corrects », f2.4 sur les bons, moins sur les supers (mais ceux qui investissent dans ce type de matériel n’apprendront rien dans cet article…)
Certains appareils sont dotés de la fonction « AE-L ». Le principe est de forcer l’ouverture du diaphragme manuellement. C’est utile pour les plans larges où on va avoir plusieurs zones de lumières, dont certaines trop fortes (surexposées). La touche AE-L permet de refermer manuellement le diaphragme d’1, 2 ou 3 crans (en général 2 c’est bien) et donc de forcer une légère sous-exposition.
Voir la doc de votre appareil pour utiliser cette fonction, mais pour les plans généraux de tout le bac, ça donne de bons résultats.
Vitesse de déclanchement
Le temps de latence au déclanchement est fortement impacté par le calcul de la balance des blancs.
Certains appareils disposent d’une fonction « photométrie ». Il s’agit de la zone de l’objectif qui est utilisée pour faire la balance des blancs.
Pour ceux qui ont cette option, sélectionner « centrale » (ou spot) quand vous faites des gros plans, outre un meilleur rendu des couleurs du sujet principal, cela permet de limiter le temps de calcul et donc de déclancher plus vite.
Contrôle de l’autofocus
Là aussi, le temps de mise au point est lent, car l’appareil doit calculer la distance puis faire la mise au point.
Certains appareils disposent du réglage de la zone d’autofocus. Pour ceux qui en sont dotés, sélectionnez « Central » (ou spot). Il sera plus rapide (moins de paramètres à calculer) et la mise au point se fera sur ce que vous visez (bien viser, donc…).
Ce réglage suffit pour les gros poissons calmes (discus par exemple), mais c’est encore insuffisant pour les petits poissons remuants.
Dans ce cas, une solution consiste en une « pré-mise au point ».
Il s’agit de viser un point fixe dans le bac, d’appuyer juste un peu sur le bouton pour que la mise au point se fasse sans déclancher, ne plus bouger… attendre que le poisson passe à hauteur du point visé et déclencher !
Le déclanchement sera immédiat, mais on y passe malgré tout pas mal de temps (vous allez voir comment ils se font un malin plaisir de ne pas passer là où vous les attendez !)
Pour cette technique, il faut poser l’appareil sur un support fixe (table, escabeau, pied, etc.)
Enfin, pour ceux qui en ont la possibilité, il est aussi possible de désactiver l’autofocus et de passer en mise au point manuelle. L’inconvénient sur les apn, c’est que comme ils ne sont pas conçus pour fonctionner comme ça, la mise au point n’est pas très précise. Mais pour ceux qui ont un autofocus vraiment lent, c’est une piste à creuser.
c) Divers
Flash
Je déconseille de l’utiliser (reflets, couleurs, arrières plans), mais parfois on n’a pas le choix, notamment quand l’appareil n’est pas assez lumineux.
Si vous ne pouvez pas mettre un flash externe, essayez « d’éclater » le spectre lumineux du vôtre. 2 moyens :
· Prendre la photo de travers par rapport au bac (ça limitera le reflet dans la vitre)
· Mettre un papier claque devant la lampe du flash, ça dispersera les faisceaux
Ca ne règlera pas (ou très partiellement) le problème de rendu des couleurs et de profondeur de photo (arrière plan non éclairé), mais c’est mieux que rien.
Pied
Comme on manque souvent de vitesse, le pied est un bon moyen d’éviter les « bougés ». Ca n’est pas adapté pour les gros plans (le temps d’installer l’appareil le poisson est parti voir ailleurs si on y est), mais c’est super pour les plans larges.
Reflets
Pour éviter les reflets de la pièce sur les vitres de l’aquarium, il faut augmenter au maximum les contrastes entre l’aquarium et la pièce.
Donc pièce dans le noir (tout éteindre). Pour biaiser (et en mode macro) vous pouvez aussi coller l’objectif sur la vitre. Dans ce cas aussi, plus de reflet.
Conclusion
Voilà ce que je pouvais partager avec vous pour vous aider à améliorer la qualité de vos photos d’aquarium et de poissons.
Maintenant, pour être clair, un mauvais appareil ne fera que de très rares belles photos, voir jamais tant les conditions sont difficiles pour la photo de poisson et d’aquarium.
Mais il faut tenir compte d’une différence fondamentale entre la photo argentique et numérique : en argentique, la photo loupée coûte le même prix qu’une photo réussie (il faut la développer pour savoir qu’elle est loupée), en numérique, elle est gratuite ! Et en plus, on le sait tout de suite !
Autrement dit, prenez-en des centaines et jetez les loupées. J’ai un appareil correct mais pas top, j’en jette certainement entre 10 et 20 (voir plus !) pour une que je garde, mais celle que je garde, elle est pas mal !
Bon shoot !
Lesfilmu
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